| BIOGRAPHIE Tout commence lorsque Dick Taylor (né le 28 janvier 1943 à Dartford, Kent), ancien élève de la Grammar School de Dartford, rencontre Mick Jagger et Keith Richards. Le groupe est composé de Mick, Keith, Brian Jones et Ian Stewart. Répétant tant bien que mal, Dick à la basse et l'ensemble se produit où l'on veut bien d'eux. La première prestation date du 12 juillet 1962 où les Rolling Stones remplacent au Marquee les Blues Incorporated d'Alexis Korner. Mais en Novembre, Dick Taylor abandonne ses camarades pour poursuivre ses études au Sid Cut Art College. Il devient ami avec Phil May (né le 9 novembre 1944 à Darford). Phil insiste pour que Dick se remette à la guitare. John Stax (de son vrai nom John Edward Lee Fullinghan, né le 6 Avril 1944 à Crayford, Kent) les rejoint à la basse et Viv Andrews à la batterie. Le guitariste Brian Pendleton (né le 13 Avril 1944 à Wolverhampton) se joint à eux après avoir lu leur petite annonce dans un journal local. Leurs premiers morceaux sont des morceaux de Blues de Sonny Boy Williamson, Muddy Waters et Bo Diddley. Le groupe prend d'ailleurs le nom de "The Pretty Things" d'après le titre d'un grand classique de Bo Diddley. C'est à Londres, dans le cadre du bal de Noël de la Central School of Art, qu'ils rencontrent le directeur artistique de chez Fontana, et qui cherche des rivaux aux Rolling Stones. il leur propose un contrat à la condition qu'ils se séparent de Viv Andrews... Les Pretty Things n'ont pas le choix et le batteur fut remplacé par Viv Prince (né le 9 Août 1944 à Loughborough, Leicestershire). Le 8 Mai 1964, sort le premier 45 tours des Pretty Things, "Rosalyn" qui obtient la 41ième place dans l'émission Top Of the Pops. Le public est stupéfait en voyant leur dégaine. Fin Novembre 1964, "Don't Bring Me Down", se classe 10ème, mais le morceau est interdit aux Etats-Unis à cause de ses paroles. En Mars 1965, leur
premier 33 tours "The Pretty Things" est classé 6ème. Puis les Pretty
Things sont une nouvelle fois dans les charts grâce à "Cry To Me", mais
malheureusement les Rolling Stones l'ont repris également et l'annonce de la version des
Stones stoppe les ventes des 45 tours des Pretty Things. Plus tard lors d'une tournée en
Nouvelle-Zélande la conduite de Viv Prince et son comportement vaut aux Pretty Things une
interdiction à vie sur le territoire Australien et de Nouvelle-Zélande où on les accuse
de corrompre la morale de la jeunesse de ces pays. En Novembre 1965, le batteur Viv Prince est remplacé par Skip Alan (né le 11 juin 1948 à Londres). Leur second LP sort en Decembre 1965 "Get The Picture?". Il est mis en boîte en quelques jours au studio Philips de Stanhope Place, c'est un album vraiment superbe avec divers morceaux de leur répertoire tel que "Buzz The Jerk", "I Want Your Love", "London Town" et "Don't Believe Me" cosigné par Bobby Graham et Jimmy Page à qui le groupe doit la superbe intro à la guitare. Dick Taylor nie la participation de Jimmy Page sur ce disque, par contre, il lui aurait emprunté sa guitare pour le morceau "We'll Be Together"... Pourtant "Get The Picture?" n'apporte pas le succès mérité et le disque ne se classe pas. En janvier 1966, après avoir tourné le court-métrage "On Film", les Pretty Things sont au hit-parade avec leur 45 tours "Midnight To Six Man". En Mai sort le
simple "Come See Me" et "£.S.D", qui faisait allusion
à la monnaie anglaise à crée un vent de panique à la BBC qui l'a fait retirer car la
direction y voyait un encouragement à la prise d'acide. "A House In The Country", une ballade signée Ray Davies, est publiée en Juillet 1966. Brian Pendleton les quitte, à la suite d'une dépression nerveuse, alors qu'ils se rendent à un concert à Leeds, et ils sont obligés de se produire en quatuor. Puis c'est le tour de John Stax leur bassiste, qui émigre en Australie. En Mai 1967, paraît l'album "Emotions" avec deux anciens membres des Fenmen de Ben Elliot, Wally Allen, basse et chant et John Povey, claviers, percussions, chant (né le 20 Aout 1944 à Londres). Un certain bassiste, Gary Taylor, est convoqué pour ce 33 tours et on note la présence de cordes et d'une section de cuivres dirigée par Reg Tilsley. Les Pretty Things sont une nouvelle fois à Paris, on les voit avec Jimi Hendrix et ils se produisent aussi au festival International de Pop Music, le 1er Juin 1967 au Palais des Sports de Versailles. On y trouve entre autre Jimmy Cliff, Cream, John Walker, les Troggs... En 1967, Phil May fréquente les clubs londoniens à la mode où il côtoie Roger Daltrey, Jimi Hendrix, les Beatles... A l'automne 1967 sort un nouveau 45 tours "Defecting Grey", que Phil considère comme la maquette de ce qui va être "S.F.Sorrow", et les Pretty Things s'engagent dans la voie du psychédélique. John "Twink" Alder remplace ensuite Skip Alan à la batterie. En Décembre paraît le 33 tours "S.F.Sorrow", incontestablement le premier opéra-rock ...Et en Janvier 1969, ils interprètent à deux reprises l'intégralité de S.F.Sorrow au Roundhouse de Camden Town à Londres. On peut également les voir dans le film de Norman Wisdom "What's Good For The Goose" dont ils ont composé une partie de la musique. Les Pretty Things apparaissent dans les festivals de l'été 69 comme à l'Ile de Wight et à Amougies. Dick Taylor quitte les Pretty Things pour devenir producteur et il est remplacé par Vic Unitt d'Edgar Broughton Band. En 1969, ils enregistrent en tant qu'accompagnateurs du français Philippe Debarge, un album éditée seulement en CD en 1998. En Juin 1970, paraît le 33 tours "Parachute", enregistré dans les studios EMI d'Abbey Road par Norman Smith. Il est élu Meilleur album de l'année 70 par le magazine américain Rolling Stones (c'est le seul album de l'année de ce magazine qui ne se soit pas vendu à un million d'exemplaires!). En Février 1971, les Pretty Things sont à nouveau à Paris à la Taverne de l'Olympia, où Phil May, Skip Alan, Wally Allen, Peter Tolson et John Powey tournent une séquence pour l'émission Pop 2. En Juin de la même année ils se séparent en raison des méventes de leurs disques. Le manager de Sunshine, entend "Parachute" et encourage les Pretty Things à se reformer,avant de les faire engager par Warner Bros, en Décembre 1971 et un an plus tard ils bénéficient de la publicité dans la presse anglaise, pour la promotion de leur LP "Freeway Madness". Les Pretty Things donnent une série de concerts. En 1973, le groupe part pour la première fois aux Etats-Unis, et ils engagent Gordon Edward (né le 26 Décembre 1946 à Southport, Lancashire). Du 19 au 23 Novembre les Pretty Things reviennent à Paris, pour se produire au Gibus et à RTL pour un concert gratuit. Alors qu'ils attendaient que Warner leur propose de réenregistrer, Jimmy Page et Robert Plant, leurs proposent leur maison de disques Swan Song (Jimmy Page et Robert Plant sous de faux noms venaient les écouter jouer!). En Octobre 1974, sort le 33 tours "Silk Torpedo", le groupe se compose alors de Phil May, Peter Tolson, Gordon Edwards, John Powey, Skip Alan et Jack Green: chant guitare (né le 12 Mars 1951 à Glasgow). "Joey" s'avère être l'un des sommets de la carrière discographie du groupe, et il sera édité à trois reprises en 45 tours. En face B, avec "Is It Only Love", puis "Come Home Mamma" et enfin avec "Bridge Of Gold". En Mai 1976, Swan Song publie "Savage Eye", les ventes démarrent bien ... Puis la promotion du disque est interrompu et Phil May, las d'attendre, part vivre à Paris. On le retrouve un an plus tard avec un album: "Phil May & The Fallen Angels" publié en 1978 uniquement aux Pays-Bas par Philips. En 1978 Phil retrouve Dick Taylor et reforme les Pretty Things. Ils sont réengagés chez Warner et mettent en boîte "Cross Talk". Par erreur, les premiers exemplaires de "Cross Talk" sont distribués avec la même face des deux cotés du disque et il est trop tard car les radios ont retirés les Pretty Things de leurs listes. En 1984, Phil et Dick se produisent tous les mardis à Little Venice, dans une salle au dessus d'un bar londonien et on y retrouve aussi Ian Stewart, Dave Gilmour, Mick Avory. Le 13 Mars 1984 l'album "Live At the Heartbreak Hotel" est enregistré et on y trouve Joe Shaw (guitare), John Clark (batterie), David Wintour (basse), David Wilki (claviers), Kevin Flanagan (saxo) et John Elstar (harmonica). Ce disque qui marque un retour aux sources est un régal. En 1988, en Allemagne sort "Out Of The Island", un album sans mixage enregistré en direct en numérique dans le Jovel-Tonstudio de Munster. En 1990 sont publiés en Allemagne, les CD "Electric Banana" (1967-68) et "More Electric Banana" (1969-73) compilant les enregistrements édités anonymement sous forme de cinq albums vinyles sous les titres de "Electric Banana", "More Electric Banana", "Even More Electric Banana", "The Return Of Electric Banana" et "Hot Licks". Ces 33 tours étaient constitués d'une face chantée et d'une orchestrale. A la fin des années 80
apparaît Mark St John qui devient leur manager et redynamise leur
carrière. Il se joint occasionnellement à eux en tenant les percussions ou la batterie
(c'est un ancien batteur!). |